Né dans les années 70, comme tant d’autres pitoyables mortels, Le Magnifique grandit dans les quartiers huppés de Candiac. Il reçu très tôt une éducation stricte et disciplinée afin de faire de lui un aristocrate des plus distingués. Cours de langues, de bienséance, d’escrime, d’économie, d’histoire, d’arts, de sciences, rien ne lui fût épargné et, étant donné son QI largement supérieur, tel un Dr Doogie québecois, il maîtrisait déjà tous ces sujets à 12 ans.
C’est à cette époque que Le Magnifique traversa pour la première fois de l’autre côté du viaduc pour aller voir ce qui se passait du côté des pauvres plébéiens qui peuplent malheureusement la plus grande partie de la planète. Il fût estomaqué par tant de médiocrité et, dans sa grandeur d’âme légendaire, il décida de rendre ce monde meilleur. Son premier fait d’armes fût de faire arrêter le chef de la pègre locale, le maléfique Tonio Del Mafioso qui, sous le couvert d’un simple cuisinier du Miss Candiac, faisait le traffic d’héroïne, de cocaïne et de riboflavine.
Suite à cet exploit, Le Magnifique se bâtit rapidement une solide réputation de fin limier et avant bientôt, on demanda son aide pour résoudre une affaire des plus inexplicables. En effet, la moustache de Lanny McDonald, le symbole ultime de la virilité dans le sport, avait été dérobée au Temple de la renommée du hockey. Après quelques jours, Le Magnifique trouva le symbole pileux (ou du moins une réplique convaincante dans la crinière touffue d’un colley). Comme la moustache de Lassie valait bien celle de Lanny et que du poil, c’est du poil, tout rentra dans l’ordre sans que personne n’y trouve rien à redire.
Néanmoins, ce contact avec le hockey, ce sport grossier et brutal qu’affectionnent particulièrement les roturiers amorphes colonisant les tavernes et autres dispensaires de bière et de crottes au fromage, avait quand même une noblesse sous-jacente depuis longtemps oubliée. Dès lors, il sût que sa mission sur Terre était de faire retrouver au hockey sa prestance.
C’est ainsi que Le Magnifique utilisa de ses influences et d’un long et subtil mais néanmoins efficace jeu de coulisses pour convaincre le fébrile Gary Bettman de plonger son sport dans une crise sans précédent pour ensuite imposer un plafond salarial, un partage équitable des revenus, une refonte du livre des règlements et une application plus sévères de ceux-ci (peut-être en avez-vous entendu parler).
Ces conditions réunies couplées à l’émergence de Michael Ryder, un newfie sous-estimé aux cheveux bouclés et à l’opportunisme inégalé (qui en plus porte le numéro 73 ce qui en fait le joueur le plus cool de la nouvelle génération) évoluant pour la plus glorieuse dynastie du sport permit au Magnifique d’accomplir une partie de sa divine mission.
Néanmoins, il existe encore des joueurs minables sans vergogne évoluant dans le monde merveilleux du hockey et qui le spolient impudemment. Or n’ayez crainte, Le Magnifique veille et ne recule devant rien pour dénoncer leur médiocrité et leur insignifiance (le même principe s’applique aux dirigeants, commentateurs sportifs et autres Roger-Bontemps qui l’auront mérité… ou que ça lui tente d’invectiver (ça, ça veut dire blaster bande d’incultes!)).
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10 décembre 2006
Biographie: Monsieur M
Né à Montréal dans les années 70, Monsieur M a un passé obscur et méconnu. On raconte qu'il aurait été enlevé très jeune à sa famille par une tribu de pirates du Balouchistan. Forcé à travailler dans les mines de paparmannes, il parvint néanmoins à s'échapper. Il se réfugia dans un endroit secret dont il refuse de dévoiler le nom, mais il y a un indice: ça s'écrit pareil à l'endroit comme à l'envers.
Là, il apprit tout du hockey... des obscurs secrets de la fabrication des rondelles jusqu'à la courbure optimale d'une baie vitrée en passant par la superficie totale du banc des punitions. Rapidement il devint une référence secrète dans le milieu. Tout le monde venait lui demander conseil, sous le couvert de l'anonymat bien sûr. Mais cette gloire anonyme était lourde à porter, et Monsieur M avait besoin d'une quête spirituelle.
Vint ensuite un exil forcé dans une contrée éloignée qui n'est pas Disraëli. De cette époque où il fréquenta un monastère, il ne raconte que peu de choses. On sait juste qu'il fut initié aux arts du mime, du dessin subliminal et de l'écriture de niaiseries. Renié par plusieurs (y compris l'ambassadeur du Balouchistan), il ne laissa pas ces épreuves l'affecter et entreprit une brillante carrière de ballerine.
Il dût toutefois abandonner cette vie quand sa troupe fut obligée de présenter une pièce subversive louangeant les mérites de l'état Balouchistanais. Refusant de cautionner ce régime, il s'enfuit dans la nuit en ne gardant avec lui que les vêtements qu'il portait sur le dos, ses mémoires et surtout un compte de banque démesurément plein.
On raconte qu'il découvrit le sens de la vie à quelque part dans le coin de Saint-Élie de Caxton où un vieux sage à une station service l'abreuva de sages paroles (et d'essence pour son char).
Ayant maintenant un but dans la vie, il décida de recommencer à partager son immense savoir sur le hockey et les autres sports.
Monsieur M est un être éclectique et mystique ayant des intérêts variés. Il s'intéresse bien sûr au hockey car c'est la raison d'être fondamentale de l'humanité. Vivant dans l'ombre, toutes ses interventions publiques se font à contre-jour pour qu'on ne le voit pas. Certains disent que c'est parce qu'il est si séduisant que le monde au complet tomberait à ses pieds, d'autres que c'est parce qu'il a un gros nez, et d'autres encore disent qu'il fait ça juste parce que c'est drôle. Malgré son côté mystique, il ne reniera jamais une bonne bitcherie gratuite ou une montée de lait qui soulage. Et il a gardé une haine profonde pour le régime Balouchistanais pour tout ce qu'il a pu subir à cause d'eux.
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